L'art artisanal de Khokhloma s'est fait remarquer déjà au XVIII-ème siècle. Ainsi, le géographe Evdokime Ziablovski, qui avait visité le province de Nijni-Novgorod dans les années 1790, notait que les paysans transvolgiens se plaignaient d'un manque de terres arables et tout en énumérant les métiers des habitants liés au traitement du bois il écrivait: «Par contre, les forêts locales représentent une autre branche de la subsistance populaire. Vu leur grande quantité, certains habitants s'exercent au tournage et au laquage de divers tasses, plats, écuelles, cannes et des choses pareilles», qu'ils «décorent d'ornements qui semblent être en or» et «couvrent partout de fleurs». Et de conclure: «Leur marchandise est légère, pure, solide, et la laque jaune aussi bien que celle noire qu'ils préparent sur la base de l'huile de lin, est assez solide et claire».La plupart des spécialistes en arts folkloriques datent l'apparition de la peinture sur bois de Khokhloma du XVII-ème siècle. Pour la contrée Nord de la région de Nijni-Novgorod ce fut le temps de renaissance après les pillages faits par les Tatares.